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Association Sportive de Course d'Orientation ORLEANS

Récit d'O'BIWAK par Eric et Anne-Sophie

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1 an ! Bientôt 1 an que nous attendions cet évènement.

C’est la sœur d’ Anne-Sophie (licenciée dans un club Grenoblois) qui nous avait parlé du Raid O’bivwak. Après un ou deux petits raids « amateurs », ce projet de 2 jours de C.O en montagne et en autonomie nous plaisait bien. Alors, si en aout 2016 nous participions à notre premier sprint urbain organisé par l’ASCO durant la saison estivale, ce n’était pas sans arrière-pensée.

Dès lors on se documente : le site, les blogs, le matériel, …

Cette année, la 36ème édition du raid aura lieu à La Toussuire (73). « Ouh-là ! Mais je connais La Toussuire ! J’y ai déjà séjourné 1 semaine en été. La Toussuire c’est haut. Et surtout, c’est pentu ! »

En Janvier, nous adhérions à l’ASCO.

En Mars, nous commencions la sélection de notre matériel : sac à dos, duvet, réchaud, … Pesage de chaque élément.

Mi-mai, les derniers essayages ; tout rentre dans les sacs. Ouf…

Vendredi 2 juin. C’est enfin le grand week-end.

Nous faisons route vers la Toussuire.

650 Km, c’est long. Mais il fait beau, et c’est déjà ça.

Et dire que la semaine précédente, nous étions du côté de Dijon pour 4 jours de C.O intensives avec le club ! On est au taquet.

Afin de nous acclimater, nous avions convenu d’arriver la veille, et de passer la nuit au camping de la Toussuire.

La soeur d'Anne-So et sa coéquipière nous rejoignent. Elles sont inscrites sur le même parcours C : 25km, 1600 m de dénivelé.

Ce soir, le camping propose une tartiflette ! « Noooonnn… !!! C’est pô juste ! »

La mort dans l’âme, nous préférons un « bon » plat de pâtes, plus raisonnable.

Jour J !

Réveil en douceur. Il faut beau. Ouf !

Petit dej’, derniers préparatifs, puis dernier repas avant de rejoindre le départ.

13h30, entrée dans le sas de départ.

Remise de la carte format A2, et vérification du sac (pour nous, sifflet et couverture de survie).

Il fait chaud !  Pour s’économiser on s’assied et, en attendant, on se familiarise avec la carte : échelle 1/20 000 ème (c’est petit !), équidistance 10 mètres, beaucoup de zone orange... pas étonnant à ces altitudes.

 

14h approche. Tout le monde se lève.

Le speaker décompte : 5…4…3...2…1… et c’est parti !

 

C’est un départ en masse.

La ligne de départ est étroite, et ça pousse fort. Trop fort ! Un peu angoissant pour tout dire.

La ligne franchie, ça se décoince et l’on se rue (sans excès) vers les définitions distribuées à quelques 300 mètres de là, mais 50 mètres plus haut !  ça grimpe, déjà !

Arrivée sur zone, Anne-Sophie récupère les définitions, avec les poste à reporter tandis que j’essaie de me saisir du stylo que j’avais accroché à la bretelle de mon sac. Il ne vient pas. Vite …! Je tire plus fort… Il casse !!! Argh …. ! Ça commence bien…

Tant pis, Anne-Sophie me dicte, et je bataille avec mon stylo cassé, mais ça le fait :

« Poste n°1 : En F-38 ; F… 6,4 ; 38… 3,3 ; Falaise… ». Et on répète… « Poste n°1… F-38 ; F… 6,4 ; 38 … 3,3 ;  Falaise… ».

Je reporte : « Poste 1, Falaise, OK !».

« Poste n°2 : En G-39… » etc…

On ne reporte que les 4 premiers postes ; pour le reste, on verra en route.

 

Première balise. Premier azimut…

On emprunte un premier sentier et c’est une longue procession de raideurs qui se forme.

La pente est forte, l’allure est lente.

Rapidement, l’envie de tracer notre propre route se fait sentir. Erreur ! On se retrouve à l’aplomb d’une falaise que je ne visualise pas sur la carte ! Pas d’autre choix que de la contourner. En bonus, il nous faut remonter quelques dizaines de mètres. Bon… restons simple, et suivons la meute, donc.

A l’approche de la balise, nous sommes plusieurs à chercher, à tâtonner, à tenter différentes approches.

Au-dessus de nous, l’affluence de plusieurs raideurs nous invite à remonter. Elle est bien là ! Enfin, notre première balise, après 53 minutes !

Anne-Sophie valide pendant que je fais le point. Allez, on repart…

 

Et ainsi s’enchainent les postes : pendant qu’Anne-Sophie valide la balise, j’étudie la route suivante que nous validons de concert.

A de rares exceptions, nous ne formons qu’une procession, ce qui, admettons-le, manque un peu de charme.

Dès que la pente le permet, nous courrons, car c’est encore notre meilleur atout pour grappiller quelques places.

 

Les balises s’enchainent.

Km après Km, nous approchons la fin du parcours et passons même le long de notre camping !

« La piscine ….. !!!  :’(  »

9ème balise, 10ème balise, 11ème balise, … c’est le sprint final de cette première journée !

A bout de souffle, nous doublons encore quelques « mixtes » dans la dernière ligne droite.

Cerise sur le gâteau, à la 10ème, nous avons semé 2 sérieux concurrents qui auront fait une mauvaise orientation.

 

Résultat de cette première journée : 30ème sur 88 équipes mixtes parcours C, avec un temps de 4h11 et 54 secondes. Bon..., ça reste honorable. On a fait ce qu’on a pu, on n’est pas blessé, et il reste du monde derrière nous !

Allez… !!! Ce n’est pas le tout mais…, il faut encore monter la tente, et préparer le diner !

En attendant Emilie et sa copine, nous sélectionnons donc un emplacement, le plus à plat possible parmi ce qui reste.

 

Les filles arrivent et se classent 12ème « Dames » sur 22 avec un temps de 4h39.

Les nuages aussi sont arrivés... De gros nuages, bien menaçants !

Comme nous sommes à découvert, nous avons tout loisir de voir arriver les retardataires, lesquels sont acclamés par les centaines de raiders-spectateurs qui se restaurent. Le début d’une gloire dont ils se seraient sans doute passés…

Nous cuisinons nos lyoph’ et, rapidement, je veux me coucher pour récupérer au mieux.

 

Sur le bivouac, le calme se fait. Je m’endors avec le bruit de la pluie qui commence à tomber.

 

Soudain la pluie redouble et me réveille. En quelques minute, c’est une véritable tempête qui s’abat sur le camp ! Il n’est que 22h.

Le vent et la pluie sont impressionnants ! J’ai rarement connu pareil déluge sous une tente. A coup sûr, certains vont y laisser des plumes.

Notre tente tient bon. Je m’enfonce dans mon duvet et me rendors, malgré l’humidité ambiante.

(Nous apprendrons le lendemain qu’il y a eu plusieurs abandons dans la nuit)

 

5 heure. Ma montre sonne.

Une fanfare joue quelques airs tout en douceur. Le camp se réveille et se lève peu à peu sous une pluie fine qui n’aura pas cessé de la nuit.

Le petit dèj est bref.

Pliage de tente, remplissage de gourde, un coup d’œil aux résultats et nous rejoignons la ligne de départ.

Au passage, nous constatons que le vent a littéralement couché plusieurs blocs de toilettes sèches. Résolument pas le meilleur abri pour passer la nuit !

A ma montre il est 6h28….

QUOI !?! Le départ vient d’être donné !!!? Mais qu’est-ce que…. ? OK, alors on y va.

 

1,5 km de course sur route en quasi descente jusqu’à la station du Corbier pour la remise des définitions.

Et c’est reparti :

« Poste n°1 :  En G-33… G : 0,8… 33 : 3,7… Jonction de sentier… » et on répète… « Poste n°1 :  En G-33… G : 0,8… 33 : 3,7… Jonction de sentier… »

Je reporte : « Jonction de sentier, OK !».

Et ainsi de suite…

 

Cette fois, nous relevons tous les postes, d’une traite ; puis nous repartons à fond les ballons dans la descente d’1,5 km qui nous mène vers la première balise de la journée.

Visiblement, nous en avons encore sous le pied J.

 

Mais que se passe-t-il ? c’est le « Mud Day » ou quoi ? Toute cette pluie a rendu les chemins extrêmement boueux et, pente oblige, relativement glissants.

« Shlourp ! » En voilà une qui a mal évalué le terrain et s’est fait aspirer sa chaussure par la boue !

Il faut redoubler de prudence pour ne pas se retrouver à terre.

Néanmoins, nous progressons bon train et l’état des chemins me laisse penser que le plus gros de la troupe est encore à venir. Je pense alors à nos poursuivants qui vont se retrouver sur des chemins toujours plus ravagés par les foulées successives.

 

Première balise, après 28 minutes. C’est déjà mieux qu’hier.

 

Puis c’est une remonté de 2 km à 15% de moyenne pour atteindre les balises 2 et 3.

Pour la 4ème, la procession entame une raide ascension à travers la montagne.

Anne-Sophie me suggère alors de plutôt prendre un large chemin carrossable qui, certes, est bien moins direct, mais qui nous permettrait de courir, et de doubler en cas de besoin. C’est un pari… On joue là notre 30ème place… Allez, Banco !

Et effectivement, nous progressons vite. 1,8 km en 15 minutes de faux plat descendant.

On se retourne pour constater que nous sommes assez peu suivis. Pari gagnant !

A coup sûr, nos concurrents auront dû enchainer de forts dénivelés, sur des pentes rendues très glissantes et aux doublements délicats (effet « queue leu-leu »)

 

Pour rallier la 5ème balise, la route la plus directe nous engage à traverser un torrent en fond de combe. Rappelons qu’il a plus très fort ! Je ne suis pas très rassuré et redoute un glissement de terrain.

Anne-Sophie, sans doute galvanisée par notre progression, est plus motivée que jamais et ouvre la voie.

Une fois dans le trou, ne reste plus qu’à faire quelques pas dans le lit du torrent pour le franchir. Trempé pour trempé….

Derrière nous, certains hésitent. Tant mieux, c’est encore du temps de gagné !

 

La balise atteinte, nous repartons pour 250 m de dénivelé que nous avalerons en 25 longues minutes d’effort continu. La fatigue se fait sentir !

 

Ensuite, ce n’est que du plat (tout relatif) et la redescente vers la station de la Toussuire. Ça sent bon l’écurie !!! Nous courrons pour lâcher nos plus proches poursuivants.

Dernière ligne droite. Je me retourne, nous ne serons plus rejoints.

 

Et c’est main dans la main, et non sans une émotion toute particulière, que nous franchissons la ligne d’arrivée.

WE DID IT !!!!

 

Ouf…

Il n’y a pas foule dans l’ère d’arrivée. Serait-ce de bon augure ?

Mon premier réflexe : comment bénéficier de mon plateau repas ?

(C’est drôle, je n’y songeais pas de la course, mais là….)

« Heu… oui… ça sera tout à l’heure, là, sous le barnum.

-Tout à l’heure… ? Mais… ? »

Je regarde ma montre : 9h24 !

« Quoi ? c’est tout ? Je me croyais 11h, 11h30 !!!! »

 

Oh là là… C’est bon ça ! On a même le temps de rentrer se prendre une douche bien chaude, et se changer pour des vêtements bien propres !

Au passage, on nous remet à chacun un joli Opinel estampillé « Raid O’Bivwak ». (Oui car l’Opinel est fabriqué en contrebas de la station). Ça c’est une chouette récompense !

 

Pour cette deuxième journée, nous arrivons 14ème Mixte C avec un chrono de 2h51.

Au final, cela nous classe 22ème sur 88 avec un temps total de 7h03 et 24 secondes et près de 31 Km au compteur.

Notez que l’on se place juste devant une équipe BASSET. Et oui ! Bon… je ne sais pas s’il y a un lien. Mais c’est un fait, nous les devançons.

A noter aussi que notre catégorie aura vu 12 défections pour cause d’abandon ou de poste manqué.

 

L’heure du bilan

Ce qui m’a plus :

La préparation, la sélection du matériel, les grands espaces, le bivouac.

Ce qui m’a moins plus :

Le monde, le départ en masse, et les files de randonneurs que cela génère.

Tout le monde se suit plus ou moins, ce qui neutralise un peu la tactique de course et les décisions à prendre.

Mon impression est que le Raid O’Bivwak tiens plus du trail que de la vraie course d’orientation.

Car s’il faut certes savoir lire une carte, il faut surtout avoir une bonne condition physique.

 

A refaire ?

OUI ! Mais à plusieurs, ça serait encore plus sympa !

D’ailleurs, en 2018, la 37ème édition aura lieu à La Loges des Gardes dans l’Allier, à 3h et demi d’Orléans.

A bon entendeur…

Commentaires  

 
0 #5 Juliane 07-11-2017 21:54
Afluxo de Janeiro: CEPESC/CLAM, 2006.
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0 #4 skracam.link 07-11-2017 20:54
1996. 23. 2009. BARRETO, Pedro Henrique Quitete.
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0 #3 rivotram açăo 07-09-2017 21:30
Olá ! Este blog não podia ser escrito melhor !. Obrigado por partilhar!
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0 #2 testosterone booster 28-08-2017 17:09
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0 #1 Rita 26-08-2017 16:06
Art. NAHAS, Luciana Faísca. coletivo se agitação?
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